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Ultra-fondu, c'est quoi? (tiré de l'EST ECLAIR le 2 janvier)

 
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vomito
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MessagePosté le: Mar 4 Jan - 23:29 (2011)    Sujet du message: Ultra-fondu, c'est quoi? (tiré de l'EST ECLAIR le 2 janvier) Répondre en citant

Un frère "UFO" de Christian et Rémy!_________________________________________________________________________


COURSE / « Je ne suis pas un OVNI »


La détente dans son rocking-chair rapporté de Virginie lors de son long séjour aux États-Unis, fait partie d'un équilibre de vie indispensable à ce coureur de grand fond
UFO (Ultra Fondu) pur et dur, Michel Crochet est un coureur atypique et qui le revendique, un homme de convictions assumées

Vous êtes « UFO ». Qui êtes-vous exactement, un OVNI, un extraterrestre ?


« Ni l'un ni l'autre, même si parfois, certains peuvent se poser la question. Je suis coureur d'ultra fond. Plusieurs définitions peuvent s'appliquer à l'UFO, mais le dénominateur commun est la liberté de courir, longtemps, partout, par tous les temps, sans mettre sa santé en péril. Il faut juste trouver le bon équilibre et garder la maîtrise de ce que l'on fait. »

Vous vous revendiquez également « puriste »…

« C'est important à mes yeux. Je suis sain de corps, d'esprit, et surtout je suis libre. Je garde le contrôle de ma pratique, je respecte la nature. Dans ma façon d'être, de m'alimenter, de me préparer, de me soigner, j'essaie de rester au plus près de l'esprit de l'UFO. C'est un art de vivre, un mode de pensée. On est des gens à part dans le monde de la course à pied. »

Pourquoi dites-vous ça ?

« On me prend souvent pour un marginal, pour un fou. Oui, je suis un original. Il n'y a qu'un ultra qui peut comprendre un autre ultra. C'est difficile et frustrant de faire partager ce que je ressens, pourquoi et comment je cours. J'ai essayé par le passé, aujourd'hui j'évite. »

Vous n'êtes tout de même pas un coureur comme les autres…


« Parce que j'ai déjà couru 40 marathons, que je participe à des 100 km, à des épreuves de 24 heures ou de 6 jours ? J'ai 56 ans, je ne suis pas brisé, je ne suis pas surhumain. C'est le regard des autres qui veut que je sois différent. Courir m'a aidé à me découvrir, j'essaie simplement d'en savoir un peu plus chaque jour. »

Pourquoi courir toujours plus loin, plus longtemps, c'est une quête ?

« Je pense que nous, les coureurs, avons la chance de faire quelque chose de beau. On recherche l'harmonie, la perfection, sans dépasser nos propres limites. Ma plus belle victoire est de mener à terme une préparation longue, difficile, et d'arriver le jour de l'épreuve en pleine possession de mes moyens. »

Vous courez jusqu'à 180 km par semaine et on vous voit rarement blessé…


« Simplement parce que lorsque je suis blessé, on ne me voit pas. Si j'ai un problème, je n'attends pas demain, je ne suis pas dans le déni. Je vois aussitôt mon médecin, le kiné, s'il faut s'arrêter, je m'arrête. C'est plus sage que d'aller quand même s'entraîner sur la douleur, mais c'est infiniment moins risqué, même si la séance que l'on zappe est cruciale. La sortie dont j'ai été le plus fier n'a duré que quelques secondes. La tête avait envie de courir mais pas le corps. Je suis rentré. C'est moralement plus facile d'avoir le choix de ne pas courir que d'y être contraint par une blessure. »

Vous passez vraiment beaucoup de temps à vous entraîner. A quoi pensez-vous ?

« J'ai la chance d'accompagner plusieurs personnes dans leurs entraînements et je m'adapte à l'allure de chacun, cela me fait différentes sources de motivation. C'est un plaisir avant tout, je ne me rends même plus compte que je cours autant. Il y a d'autres moments

où je suis seul mais je ne m'ennuie jamais. J'apprécie les endroits où je suis, les paysages que je traverse. Il y a aussi les sorties dures. Là il n'y a que moi et le chronomètre. »

Après toutes ces courses de fond, du marathon aux 6 jours, reste t-il une part de rêve en vous ?

« Je ne suis jamais allé courir à l'étranger. Il y a tellement de belles courses en France auxquelles on peut participer sans avoir besoin d'aller mendier trois francs six sous chez un sponsor… Mais je rêve d'être au départ de la plus mythique d'entre toutes : le Spartahlon, 246 km entre Athènes et Sparte. J'en suis sûr, un jour je le ferai.»

Vos prises de position, souvent fermes, sont fréquentes. Vous assumez ?


« Contre les gens qui ont les moyens de se payer des courses touristiques à l'autre bout du monde et qui se font les esclaves modernes de leurs sponsors, alors que certains clubs manquent de moyens pour équiper ou entraîner leurs jeunes, oui, en bloc ! Contre les tricheurs, contre le dopage, oui. Je serais pour la suspension à vie. Contre ceux qui sont les « champions de Groland », oui. Contre ceux qui croient tout savoir du marathon parce qu'ils ont lu un article dans un magazine spécialisé et pioché un plan d'entraînement sur internet, oui. Contre toutes les formes d'injustice, et pas seulement dans la course à pied. »

Il y a également vos engagements plus personnels…

« J'ai couru au Marathon de Paris avec un drapeau tibétain en 2008, juste avant les Jeux de Pékin. C'était quelque chose de complètement improvisé, je l'ai fait avec conviction. Aujourd'hui, plus personne n'en parle. J'ai de la sympathie pour Greenpeace et quelques-unes de leurs causes, je suis sensible au réchauffement climatique, à l'écologie. Mais je n'irais pas combattre les chasseurs de baleines. Si c'est quelque chose de local, j'y vais. Concrètement je m'implique là où je me sens utile, en donnant du temps, en rendant des services, en partageant. »

Le partage, c'est aussi votre site internet*, qui a été le premier à parler de course à pied dans l'Aube…

« Je l'ai lancé en 2002, à une époque où la course à pied prenait son essor dans l'Aube et où la toile était vide. Cela manquait. Je suis curieux, alors je me suis lancé de façon complètement autodidacte. J'y ai d'abord donné accès rapide aux classements des courses du département, puis sont venus des conseils, un lexique, des infos clubs, des liens pour les articles de presse, les records de l'Aube. Aujourd'hui il est appelé à mourir à défaut de se renouveler. »

Parmi vos projets 2011, il y a ce défi avec l'athlète non-voyant Jean-Yves Taraud ?

« Jean-Yves m'a sollicité il y a un an environ pour me demander si j'accepterais de l'aider à le faire passer et le guider sur 100 km. C'est un marathonien expérimenté, mais le challenge n'est pas mince. Depuis, on s'observe, on s'analyse, on essaye de tisser des liens forts, c'est important pour bien vivre cette aventure et minimiser les risques. Rendez-vous en Vendée en juin.


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